« Bon, cette semaine je vais porter une attention particulière à varier mon alimentation pour aider mon p’tit microbiome à vivre sa best vie. Je l’aime, lui. Je veux qu’il soit heureux. Go la VARIÉTÉ. »
Ce genre de discours, je me le dis vraiment souvent depuis que j’ai écouté le très intéressant documentaire À l’écoute du ventre : les secrets de votre santé sur Netflix (je te le recommande, c’est instructif et funné à la fois).
Pour perdre quelques livres? Oui, je ne m’en cache pas. Mais pas pour être plus BELLE : c’parce que le beau linge su Simons est vraiment beau pis il me fait vraiment pas. Y a pas 12 façons de rentrer dedans (sans faire péter les coutures ou mettre les ciseaux dedans, j’entends).
Mais (sans joke) c’est surtout pour ma santé globale que je fais ça. Mine de rien : il m’a fait franchement réfléchir, ce documentaire. C’est parce que le microbiome est aussi relié à la santé mentale, à l’humeur, à l’énergie, au système immunitaire, alouette! Si lui va bien, toute va VRAIMENT mieux (imagine avoir une santé mentale stable pis de l’énergie : LE RÊVE).
Moment du boute explicatif selon l’Internet : Le microbiome est l’ensemble de tous les micro-organismes (bactéries, virus, champignons, etc.) et de leurs gènes qui vivent sur et à l’intérieur du corps humain, notamment dans l’intestin. Ces communautés microbiennes sont essentielles à la santé, aidant à la digestion, à la régulation du système immunitaire et à la protection contre les agents pathogènes. La composition du microbiome est unique à chaque individu et peut être influencée par le régime alimentaire, le mode de vie et l’environnement.
Mon problème, c’est que je varie pas tant mon alimentation. C’est pas mal tout le temps la même affaire, mon affaire. Fait que oui, j’essaie vraiment d’incorporer plein de couleurs à mon assiette dans mes instants de motivation.
Ça a l’air de ça quand je veux aider mes colocs de l’intestin : je me coupe des légumes et des fruits pour mes lunchs; je m’achète du jus vert qui goûte le piment pis qui me fait grimacer un brin; je tiens mon sac d’amandes proche (ça, c’est de base anyway : souvent mon souper n’est fait QUE d’amandes [SHAME]). Je bois de l’eau bubullante à profusion (merci à Soda Stream d’exister). Je me fais des tites sandwichs aux œufs ou au poulet avec du pain 89 céréales élevées en liberté. Je me probiote au yogourt avec une chiée de chia dedans (et de jolis bleuets) et je m’oblige à manger des fois une salade de thon (le plus moins pire des poissons que je suis capable de tolérer. Ark du poisson, man. Pas pour rien que le mot est aussi proche de POISON).
Toute ça pour finalement me sentir… comme si je me faisais violence toute la semaine (c’est sûrement à cause du thon). C’est-tu niaiseux.
Mon corps jubile. Mon transit aussi.
Ma joie de vivre, elle, pas tellement.
C’parce qu’on dirait que toute ça est fake et fardeau pour moi.
C’parce qu’on dirait que j’ai des devoirs.
C’parce qu’on dirait que je me mets au régime pis que les régimes, c’est du traumatisme.
Pourtant, c’est pas un régime! C’est juste une abondance de variété de patentes pour bien alimenter les petites bêtes qui vivent en moi afin qu’elles fassent bien leur job. Et comprends que je veux ardemment qu’elles rentrent de leurs journées de travail satisfaites le soir.
Je suis le genre de personne avec assez d’empathie pour m’en faire réellement avec le bien-être des microbébittes qui m’habitent dedans (faut me voir remettre dehors TOUT INSECTE qui pénètre ma maison en préservant leur vie, en leur chantant des berceuses). Ce faisant, les charcuteries, les chips et le fromage (mes trois VICES* alimentaires) ont aussi leur place dans ce système avec tout le reste de la palette de couleurs d’aliments qui existent.
Sauf que dès que ma belle motivation prend le bord ou que mon portefeuille braille parce que le loyer s’en vient, je reviens à ma routine de manger des affaires qui se mangent vite, qui sont moins coûteuses, pis qui ont pas trop de variété de couleurs (manger incessamment des pâtes, des salades de pois chiches, des amandes, des tomates pis du mesclun, ça reste ben juste trois couleurs).
Toute seule, en semaine, les choses se passent quand même bien. En couple, la fin de semaine? Bonjour les restaurants qui livrent rapidement du salé graisseux. Après c’est la valse du tapage sur la tête parce que les belles valeurs de la semaine ont câlisser le camp pis que je me sens coupable envers mon corps.
Manger varié, c’est un projet de vie. Le plus beau des projets sûrement! Mais ça peut être aussi un défi. C’est parfait pour les gens qui carburent aux défis. C’est moins l’fun pour les gens, comme moi, qui haïssent ben ça, les défis. Quand quelqu’un me dit « T’es pas game », j’y réponds tout le temps qu’il a ben raison. J’imagine que l’important, c’est de participer?
Ainsi donc : dès que je trouve la recette pour rester motivée tout le temps, je vous fais signe. Parce que oui, c’est vraiment important d’avoir un microbiome qui vit sa best vie. Je pense même que c’est plutôt essentiel. Pis pas pour perdre du poids ou pour modifier sa morphologie : juste pour sa santé globale. Parce que la santé, C’EST COOL HOP AU CUBE (Oui, c’est moi Jocelyne dans Radio Enfer, coup de théâtre).
En attendant, je vais essayer de faire attention avec mon tapage de tête.
Parce qu’une commotion cérébrale est si vite arrivée.
Pis pour ça, même un microbiome en santé ne peut absolument rien faire.
* Aucun aliment n’est un vice. C’est important de comprendre ça. Ce mot a été utilisé pour faire un impact dans le texte. J’ai Cora Loomis, nutritionniste, pour me backer si jamais quelqu’un veut se battre.
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