Check ma belle volonté comment ce qu’elle est belle. Esti qu’elle shine de mille feux. J’t’en amour avec le lustre de ma belle volonté (ti-bonhomme avec des yeux en cœur). NON, MAIS CHECK-LA COMME FAUT : UN JOYAU.
Le problème avec ma belle volonté, c’est qu’elle est comme mon fantasme sur le David Gilmore de 1972 : de quoi qui existe désormais juste dans le passé.
Avant, ma belle volonté se traduisait par une cadence quasi militaire de bouger intensément trois soirs par semaine. Qu’il mouille, qu’il neige, qu’il verglace, que mon char soit en feu, que mes enfants vomissent, que je sois brûlée ou non de ma journée : j’étais une abonnée de la piscine dans laquelle je pétais mes lunettes de natation aux quatre mois (c’est cheap en crime ces affaires-là, qu’on se le dise).
Même que j’étais abonnée à deux piscines différentes pour être sûre de jamais être prise de court avec un établissement fermé pour cause de whatever et/ou pour avoir une latitude dans les horaires de bain.
Eh que j’étais fière de moi. Eh que j’étais fière de mes stats. Je les notais toutes dans mon téléphone pour m’encourager que j’étais UNE TRÈS GRANDE SPORTIVE. Limite les Olympiques allaient m’appeler, j’peux pas croire. Heille, j’allais vite dans le couloir MOYEN, c’est pas des jokes. Je me lançais des défis de temps. Je me lançais des défis de distance.
Je tripais super gros en plus! GROS FUN! J’étais même rendue celle qui gosse son entourage avec ses prouesses comme si j’avais inventé le feu (comme si je faisais du jogging finalement LOL JOKE). Mon parfum était désormais Chlore et crème hydratante Nivea pis mes cheveux chialaient constamment leur vie qu’un cass de bain de rubber super serré, ben ça les restreignait dans leur épanouissement (je me sacrais d’eux en cibole).
Asteure.
Eh qu’astheure c’est pu ça.
Astheure, ma belle volonté se traduit pu en action : elle reste juste là, intacte dans mes pensées, avec pas de résultat au boute.
Pis en plus astheure, je me tape constamment sur le chou depuis que je suis devenue cette quarantenaire fatiguée qui a mal partout, en continuel râlement qu’elle est donc ben fatiguée pis qu’elle a mal partout.
Aussi, astheure, je fais visiblement juste des dons aux deux centres sportifs qui doivent me trouver lazy sur un temps vu ma non-constance de sport.
Prenez mon argent, d’un coup qu’il me pognerait une envie de bouger que je leur dis en envoyant des virements qui serviront à rien sinon à deux-trois kilomètres de nage ici et là au gré des saisons *poétique image de ces centaines de dollars qui déploient leurs ailes vers d’autres contrées*.
Avant, j’étais cette personne qui, fatiguée, pas fatiguée, mettait un point d’honneur à respecter ses engagements de bougeage avec soi-même. Parce que je voyais bien les bénéfices sur ma santé physique et ma santé mentale.
Maintenant, je sais pas si ce sont les hormones dues à la périménopause, mes nouveaux antidépresseurs, mon alcoolisme, la découverte que j’ai probablement le syndrome du Ehlers-Danlos* bonifié à mon lipœdème, mais la réalité, c’est que j’ai ben de la misère à me motiver à bouger. Pis crime que c’est rough sur l’estime personnelle. Parce que je ne reconnais plus mon corps. Parce que je ne reconnais plus ma motivation. Parce que je ne me reconnais plus moi-même, moi de nature si militaire en ce qui a trait à l’activité physique quand elle me plaît et me fait réellement du bien.
Me semble qu’avant, les choses n’étaient pas aussi compliquées. Me semble qu’avant, je mettais la piscine à l’horaire et puis c’était non négociable.
Maintenant je rentre du boulot, un boulot même pas si rushant sinon de la tête par boute, et juste l’idée d’avoir à mettre mon maillot pour ressortir nager à 20 h 45, trois fois par semaine, me tue. J’ai juste envie de doux, de chaleur, de me lover sur mon amoureux, de regarder des séries, de broder, de lire, d’être dans la lenteur, le ralentissement, le care de la tête uniquement.
Je pense que j’haïs ça finalement vieillir! Je mets la faute sur le vieillissement, mais je sais bien que ça n’a pas rapport. J’ai souvent vu des personnes âgées être des turbomachines de nage qui donneraient des complexes aux athlètes du dimanche comme je l’étais, pas de jokes.
Fait que toi, c’est quoi ton truc pour te motiver à te bouger le tutu?
* Je parlerai du syndrome d’Ehlers-Danlos dans un autre blogue, promis. D’ici là, sache que ce syndrome fait en sorte que j’ai des douleurs articulaires tout le temps, que je me foule les chevilles en faisant rien sinon vivre, que j’ai des bleus partout juste en respirant, mais que BONUS : ma peau translucide est ben ben ben douce en plus de faire triper ceux qui doivent me piquer pour effectuer des prélèvements sanguins.
CONSULTE LE GUIDE DE RÉFÉRENCES SUR LA RELATION À L’ACTIVITÉ PHYSIQUE
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